Nouveaux vélib’ à Paris. L’opposition dénonce un « fiasco »

Ouest-FranceOuest-France avec AFP · 5 janv. 2018

Ils devaient être le symbole de la modernisation du service de vélos en libre-service à Paris. Plus léger, plus maniable et mieux adaptés aux besoins des parisiens. Pourtant cinq jours après le début de l’opération, l’opposition UDI-MoDem et Les Républicains (LR) crient au « fiasco », avec un « retard intolérable » et d’un « démarrage plus que poussif ».

Moins de 500 vélos disponibles

« Seules 64 stations sont activées au 5 janvier et moins de 500 vélos sont disponibles contre 20 000 en temps normal », indique un communiqué du groupe LR selon qui les « 30 000 abonnés essuient les plâtres d’un changement d’opérateur insuffisamment préparé ».

Ce « démarrage plus que poussif expose encore plus le modèle économique de Vélib’ alors que les flottes de vélos sans borne sont en plein développement », ajoute-t-il.

Pour le groupe UDI-MoDem qui parle de « fiasco », ce « retard intolérable est le prix à payer pour les erreurs de gestion de ce dossier par la Ville de Paris, véritable chronique d’une catastrophe annoncée depuis juillet 2016 par le groupe ».

L’opposition réclame un dédommagement pour les utilisateurs

Tous deux demandent un dédommagement pour les utilisateurs « à la hauteur du préjudice subi », précise l’UDI-MoDem qui réclame 6 mois gratuits pour les abonnés au vélo traditionnel.

Pour LR, face à l’« augmentation vertigineuse (de l’abonnement) – 28,3 % par rapport à 2017 – l’opérateur doit tout simplement rembourser les usagers tant qu’au moins 500 stations ne sont pas opérationnelles ».

Selon le nouvel opérateur Smovengo contacté par l’AFP, 97 stations ont été installées depuis le 1er janvier mais le nombre des stations « actives » – 64 vendredi soir – est variable « à cause de dysfonctionnements ».

Le nouveau service de vélos en partage, opéré par Smovengo qui prend la suite de JCDecaux, a démarré en ce début d’année à Paris et alentour avec très largement moins de vélos que prévu.

Mais bien sur chez nous la droite n’a aucun état d’âme !

Halte aux abus : les Réginaburgiens ont droit à la vérité !

Vous l’avez peut-être lu dans le dernier bilan de l’action municipale. La mairie m’a accordé -gracieusement – 210 signes (espaces compris), pour faire valoir une critique ! Cela équivaut tout au plus à deux phrases. Pour les plus jeunes, cela revient à faire une analyse avec un tweet et demi…

Heureusement pour la majorité, le ridicule ne tue pas.

Je vais donc, ici, vous exposer ma vision du tract, que la municipalité vous a adressé dernièrement :

– D’une, quid de l’augmentation des impôts ? La municipalité va-t-elle enfin assumer ? La majorité avait fait de la non-augmentation des impôts, l’une de ses promesses phares de son programme. Encore une fois, la municipalité se fiche des Réginaburgiens…

– Deuxièmement, l’expression de l’opposition (même si elle a fait plus de 50% des voix) est toujours aussi faible. Nous devons faire face à une propagande rondement ficelée par la mairie. Une publicité politique qui – je le rappelle – est faite aux frais de la population. En période de vaches maigres, où les dépenses sont scrupuleusement contrôlées, ce prosélytisme est choquant.

Vous l’aurez compris, le document de l’action politique à mi-mandat a un objectif : assurer la réélection de la majorité en place !

Et tous les moyens sont bons pour cela… quitte à dénier la réalité. Car, que lit-on ?

L’illusion d’un rêve pour des Réginaburgiens. A tous ceux qui viennent d’emménager ou à tous ceux qui n’ont encore pas eu l’honneur de fréquenter régulièrement les rues de Bourg-la-Reine. Logiquement, ces citoyens n’ont pas la possibilité de vérifier, par eux mêmes, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas !

Attardons-nous sur le fond. Parmi les grands axes de la majorité :

– le fleurissement de la ville, l’enfouissement des réseaux aériens (même en bon état), la rénovation des chaussées, la modification de l’éclairage public et la sécurité (par l’implantation de caméras). Et puis, et puis… Il y a cette envie de sauver la planète ! Personnellement, je suis pour. Mais soyons honnêtes : où sont les chiffres détaillés ? Il est simple de proposer de changer le monde, mais à quel prix et pour quel résultat espéré ? Combien de CO2 produit la ville et de combien a-t-elle réduit ces émission depuis 5 ans ? Quel plan de réduction du CO2 pour les 10 ans à venir ? Pour le moment on se contente de faire légèrement baisser la facture d’électricité, électricité qui en France est pratiquement faite à 100% avec de l’énergie décarboner.

Alors, je le concède, la municipalité a fait récemment un effort sur l’urbanisme. Mais où sont les réflexions pour le long-terme ? On attend toujours leur vision sur les vingt prochaines années de l’ensemble notre centre-ville…


En règle générale, il y a ce cliché que l’on entend fréquemment dans les conversations, dans les bistros, à la télévision : « la gauche dépenserait toujours plus que ce qu’elle n’a et la droite ne dépenserait que ce qu’elle n’a. »


Au conseil municipal deBourg-la-Reine c’est le contraire ! Des dépenses, des dépenses, des dépenses…

A ce sujet, je reste disponible pour tous les citoyens qui en feraient la demande. Ensemble, nous pourrions pointer les votes des uns et des autres sur les dépenses de la ville, lors des conseils municipaux… Vous seriez surpris de l’attitude de la droite… Un exemple : la refonte globale de la place la gare !

La majorité est en train de vous proposer un idéal, un conte pour enfants… où tout est beau, sans impôts, sans dépenses… Le but à peine découvert : attraper vos voix pour les prochaines élections de 2020.

Je ne vais pas trop m’avancer dans les pronostics. Mais pour les prochaines élections municipales, Bourg-la-Reine suivra le pas des autres villes. Ainsi, vous aurez à subir en plus de la droite actuelle une nouvelle droite étiquetée Macron, et celle d’Henri Thelliez. Enfin il n’est pas à exclure l’arrivée d’un autre candidat issu de la droite actuelle, un ami de certains conseillers municipaux actuels, souhaitant contrecarrer les plans ci-dessus et/ou prendre le poste qu’il n’a pas eu au départ de l’ancien Maire. Dans tous les cas, tant le bilan à mi-mandat, que le bilan final seront revendiqués par au moins deux listes, faussement concurrentes.

Quant à la gauche : bien malin qui peut prédire le nombre de listes. Reste que l’unité d’une gauche de valeurs reste le meilleur rempart, pour les électeurs, contre la politique politicienne qui sévit actuellement.

Cela nous promet une campagne municipale animée.

Jean-Pierre LETTRON