A BLR attention à la réaction en chaine

Désormais pour la municipalité le repos hebdomadaire de deux jours avec le dimanche comme jour commun, n’est plus une référence. Vote pour l’ouverture le dimanche toute la journée de commerce que la loi ne permettait pas sans l’avis de la majorité municipale et ouverture désormais de la médiathèque. Je rappelle que les agents présents le dimanche ne le sont pas sur la base du volontariat, contrairement à ce que certains élus pouvaient penser.

Ouverture encouragée par le gouvernement réactionnaire Macron et justifié par une étude qui dit que les femmes peuvent aller à la médiathèque le mercredi avec leurs RTT, mais pas les hommes qui eux n’ont que le dimanche pour le faire (va comprendre Charles)!

Faire venir les agents de la ville (dont certains auront plusieurs heures de transport) le dimanche APM serait bon pour le bonheur…

Mais alors si l’on satisfaire tous les égoïsmes, pourquoi les salariés des petits commerces qui n’ont que le lundi comme jour disponible ne peuvent-ils pas venir à la médiathèque ?

En fait il faut satisfaire ceux qui ne respecte pas la loi sur les 35h et qui préfèrent alimenter leur compte épargne temps que de profiter des loisirs hebdomadaire que permet la loi.

Le progrès c’est la réduction du temps de travail journalier des salariés, en tout cas pour la gauche sociale et progressiste !

Vouloir faire travailler les employé de la ville le dimanche pour satisfaire les petits désirs sortis des eaux glacées du calcul égoïste de la petite bourgeoisie, pour qui les « autres (en réalité les manants) » doivent redevenir des gens de maisons dévoués corps et âmes à leurs désirs comme cela était au 19ème siècle à l’époque de leurs glorieux ancêtres.

Quand les amis du Maire voudront pour leur bon plaisir des services municipaux ouvert 24h/24h 7j/7j ils feront quoi les élus du conseil municipale, ils feront quoi les employés municipaux (car en effet pourquoi ne pourrait-on pas faire faire un passeport le dimanche, pour ceux qui sont tellement indispensable les autres jours dans leurs entreprises).

Tellement indispensable que s’ils venaient à mourir tout s’écroulerait. Puisque je parle de décès pourquoi n’y a-t-il pas de messe d’enterrement le dimanche ? Pourquoi par ailleurs ne peut-on pas se marier le dimanche en mairie ou à l’église ? Car ceux qui ne peuvent pas trouver du temps en semaine pour aller à la Médiathèque doivent-il être exclus du mariage républicain ?

Oui au mariage pour tous même le dimanche, à Bourg-la-Reine soyons modernes, à bas les tabous. Cela pourrait-être la devise de ceux pour qui le besoin de jour commun de repos pour tous les citoyens afin de pouvoir se retrouver n’est plus une valeur du bien vivre.

Pourquoi aussi puisque des services publics ouvrent le dimanche ne pas mettre le stationnement payant tout autour, avec des agents pour faire les verbalisations le dimanche. Pour quoi aussi ne pas ouvrir une crèche municipale le dimanche pour ceux travail ce jour-là, et pour ceux qui veulent pouvoir jouir pleinement de la médiathèque le dimanche sans être entravés par leurs enfants.

Oui la lutte de classe est toujours d’actualité, et avec le renoncement d’une partie de la gauche, se sont les possédants qui sont provisoirement en train de la gagner.

Oui la tendance à vouloir tout rentabiliser en faisant travailler les salariés le dimanche est un besoin du capital et va à l’encontre des salariés.

Quoique, avec le mouvement des gilets jaunes le partage des richesses et le bien-être pour ceux du bas se repose avec acquitté !

Jean-Pierre LETTRON

PS : Aux citoyens se disant de gauche et qui m’ont écrit pour me dire tout le mal qu’ils pensaient de ma position contre l’ouverture de la médiathèque le dimanche, je leur adresse avec cet article mon plus profond mépris pour avoir choisi le camp du capital et délaissé celui des salariés.

Un peu d'histoire sur les luttes ouvrières

Le texte instituant le repos le dimanche est le fruit d’un compromis consécutif au vote de la loi sur la séparation de l’Église et de l’État.

«Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche.» Ainsi est formulé l’article 2 de la loi du 13 juillet 1906. Ce texte centenaire, encore en vigueur aujourd’hui, a été le fruit d’un compromis entre laïques et catholiques et a aussi dénoué une crise sociale sérieuse.

Une génération plus tôt, en 1880, la IIIe République avait supprimé le repos dominical. Pour les républicains, en effet, le dimanche chômé était un héritage du catholicisme et de la monarchie. Dorénavant, au grand dam de l’Église, le jour de repos sera décidé par l’employeur. L’essor du mouvement ouvrier, à la fin du XIXe siècle, modifie la situation. Avant même la loi de 1906, la plupart des ouvriers ont déjà obtenu de ne pas travailler le dimanche. Les employés des grands magasins et du petit commerce se mobilisent à leur tour pour obtenir le même droit.

Les républicains, pour leur part, estiment avoir remporté une victoire décisive sur les catholiques en faisant adopter la loi de Séparation des Églises et de l’État (1905). Ils acceptent désormais l’idée d’un dimanche chômé sans dimension religieuse. C’est alors que survient la catastrophe de Courrières (mars 1906) où plus de 1100 mineurs sont tués par un gigantesque coup de grisou. La direction de la mine est accusée d’avoir préféré sauver le matériel plutôt que de secourir les survivants. Une grève nationale des mineurs s’engage, émaillée d’incidents sanglants. Pour apaiser la situation, le président du Conseil, le radical Ferdinand Sarrien, crée le ministère du Travail et de la prévoyance sociale, confié au socialiste René Viviani. La gauche gagne les élections législatives de mai 1906. Et le Parlement adopte en juillet la loi instituant un repos hebdomadaire le dimanche.

Une figure du catholicisme social, l’abbé Lemire, député d’Hazebrouck, qui s’était déjà illustré par son sens du compromis pendant les débats sur la Séparation, a soutenu la loi. Fort de cet appui, le gouvernement espère aussi apaiser les catholiques, alors ulcérés par les inventaires dans les églises. Le président de la République de l’époque, Armand Fallières, souhaite également cette loi de réconciliation pour préparer les esprits à la réhabilitation du capitaine Dreyfus. La loi restituant à Alfred Dreyfus sa qualité d’officier de l’armée française et la loi «établissant le repos hebdomadaire en faveur des employés et ouvriers» sont toutes deux promulguées au Journal officiel en juillet 1906.

A minima depuis 1880 le monde du travail se bat pour des journées de travail limitées à 8 heures. En France la loi du 23 avril 1919 instaure la journée de 8 heures sur 6 jours soit 48h/semaine.

Elle ne sera remise en cause qu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, en raison de l’effort de guerre.

Les avancées sociales du Front populaire ont été très vite détournées

1919
1906

Même les esclavagistes demandaient le repos dominical !

http://esclavage-martinique.patrimoines-martinique.org/quotidien-esclaves.html

Le quotidien des esclaves

 Le travail et les métiers

Le régime du travail est encadré par le Code Noir (édits de mars 1685 et de mai 1724). Par nature l’esclave est là pour travailler à la discrétion du maître, à seules conditions pour ce dernier de respecter le repos dominical et les fêtes religieuses et à lui assurer le logis, la nourriture et le vêtement.

Les subventions tombent elle du ciel ?

A Bourg-la-Reine la majorité à l’habitude de nous dire que tel ou tel projet ne coûte « pas grand-chose à la ville » car il y a des subventions !
Quant-elle dit « pas grand-chose à la ville », elle veut que vous entendiez que ça ne vous coute rien à vous citoyens Réginaburgiens. Bien évidemment le but est de vous dire ce qui est agréable à entendre pour avoir vos voix aux prochaines élections.
Hors beaucoup d’entre vous le savent, mais il faut tout de même le dire et le redire,

Les subventions ne viennent pas du ciel !
Elles sortent de votre poche !

Les subventions dont nous profitons viennent des multiples impôts et taxes que vous payez tout au long de l’année. Impôts sur les revenus, taxe foncière, taxe d’habitation, CSG-RDS, TVA,…

Les subventions ne viennent pas du ciel ! Elles sortent de votre poche !

De fait si chaque Maire dit je veux plus de subventions pour mes projets communaux (voire électoraux le plus souvent) nos impôts vont encore augmenter. Par contre si les exécutifs expliquaient clairement combien chaque projet coûte réellement aux contribuables citoyens, il est fort à parier que ceux-ci réfléchiraient à deux fois avant de donner leur accord ou de rester passif aux décisions de ceux qui les prennent avec l’argent de leurs impôts, argent qui nous le savons est de plus en plus dure à gagner !

La conclusion est simple plus vous participerez à la vie de la cité et plus les élus devrons tenir compte de vos avis, moins vous le ferez et moins vous compterez dans les décisions qui seront prises et sur les coûts qu’elles engendrent.

Jean-Pierre LETTRON